Mandat

Contexte
Le Programme national de lutte contre l’abus d’alcool et des drogues chez les Autochtones (PNLAADA) a découlé du Programme national de lutte contre l’abus d’alcool chez les Autochtones (PNLAAA), projet pilote lancé en décembre 1974, pour ensuite devenir un programme approuvé par le Cabinet en 1982. Depuis sa création, le PNLAADAa intégré à la fois les programmes de traitement et les programmes communautaires de prévention. En 1995, le réseau de services a été élargi afin de comprendre le Programme national de lutte contre l’abus de solvants chez les jeunes, un réseau de centres de traitement axés sur les jeunes pour lutter contre l’abus de solvants. Le PNLAADA et le Programme national de lutte contre l’abus de solvants chez les jeunes (PNLASJ) constituent le principal réseau de services de prévention et de traitement des toxicomanies accessibles aux membres des Premières nations. Ce réseau comprend :
• 58 centres de traitement (en date d’août 2010)
• plus de 550 programmes de prévention communautaires
• plus de 1 000 conseillers en traitement et travailleurs communautaires

Grâce à un financement fourni par la Stratégie nationale antidrogue, le processus de renouvellement a été lancé en 2007. Ce processus a impliqué une vaste gamme d’activités visant à orienter l’élaboration d’une approche renouvelée de la programmation communautaire, régionale et nationale, y compris les évaluations régionales des besoins, les documents de recherche, les ateliers régionaux, les commentaires du site Web et les connaissances obtenues d’autres sources de renseignements clés sur le renouvellement. À l’aide des renseignements obtenus durant le processus, le Comité consultatif de lutte contre les toxicomanies chez les Premières nations (CCLTPN) a élaboré en 2011 Honorer nos forces : Cadre renouvelé du programme de lutte contre les toxicomanies chez les Premières nations du Canada. Ce cadre décrit un système de services et de soutien intrégré, adapté à la culture et axé sur le client pour aborder les problèmes de toxicomanie chez les Premières nations.

En 2010, le Comité directeur du renouvellement du PNLAADA a été formé afin de coordonner la mise en œuvre progressive et significative du cadre de renouvellement. Tout comme le Comité consultatif de lutte contre les toxicomanies chez les Premières nations, le Comité directeur est soutenu dans le processus de renouvellement par les partenaires nationaux (Assemblée des Premières nations, Fondation autochtone nationale de partenariat pour la lutte contre les dépendances).

Vision :
L’objectif de l’équipe est d’orienter la mise en œuvre d’un cadre renouvelé afin de promouvoir le bien-être chez les peuples des Premières nations au Canada en abordant une gamme de problèmes de toxicomanie et de dépendance.

Les principes directeurs pour le cadre ont été établis d’après l’orientation des intervenants culturels et des Aînés au Forum sur le savoir autochtone pour le renouvellement duPNLAADA et grâce à des ateliers régionaux sur le cadre. Ces principes servent de fondement pour le cadre, et ils guideront les efforts du Comité directeur pour les années à venir.
Centralité de l’esprit – Reconnaissance que la culture est l’expression extérieure de l’esprit et que la revitalisation de l’esprit est essentielle à la santé et au bien-être des populations des Premières nations. On reconnaît également dans l’ensemble du système que les cérémonies, la langue et les traditions sont importantes pour miser sur les forces et pour aider les personnes à se retrouver et à renouer avec le passé, la famille, la communauté et la terre.
Liens – La santé des familles, des communautés et des systèmes repose sur des relations solides, durables et mutuellement enrichissantes. Les liens que les gens entretiennent avec la terre, la culture et entre eux, de même que les relations entre les secteurs, sont les fondements de la prestation de services et d’aides complets, holistiques et intégrés.
Accent sur la résilience – Même si un traumatisme est un facteur contributif important des problèmes de toxicomanie et de santé mentale, il est important de reconnaître, d’appuyer et de favoriser les forces naturelles et la résilience des personnes, des familles et des communautés. Ces forces constituent le fondement de l’élaboration des politiques, des services et des aides en matière de santé.
Holistique – Les services et les aides doivent considérer le bien-être physique, spirituel, mental, culturel, émotionnel et social tout au long de la vie et viser particulièrement l’atteinte d’un équilibre dans tous ces domaines. Cela inclut la reconnaissance que le bien-être individuel est fortement lié au bien-être de la famille et de la communauté.
Accent sur la communauté – Il est nécessaire que les communautés maîtrisent la conception et la prestation des services, et qu’elles se considèrent comme étant leur propre meilleure ressource. Dans ce système, les services sont conçus, livrés et dirigés par les communautés, et cela garantit que le système tient compte des facteurs qui font la particularité de chaque communauté.
Respect – Le système fait preuve de respect envers les clients, leur famille et leur communauté en les faisant participer à la planification et à la prestation des services, en leur accordant la liberté de choix et en cherchant l’équilibre entre les besoins, les forces et la réceptivité des clients et les besoins de leur famille et de leur communauté.
Équilibre – Inclusion respectueuse des données probantes et des méthodes occidentales et autochtones dans tous les aspects des soins, notamment dans la prestation, l’administration, la planification et l’évaluation des services. En même temps, il est essentiel de demeurer conscient du fait qu’elles découlent des modes de connaissance, de la vision du monde ainsi que des hypothèses de chacun en matière de santé et de bien-être.
Responsabilité – Reconnaissance à l’échelle du système de la responsabilité individuelle, partagée et collective de la promotion et de la durabilité de la santé et du bien-être des populations des Premières nations. Cela commence par la responsabilité de chaque personne de prendre soin de sa santé, puis cette responsabilité s’étend aux familles, aux communautés, aux fournisseurs de soins et aux gouvernements; tous partagent la responsabilité de s’assurer que les services, les aides et les systèmes sont efficaces. Un tel système reconnaît les liens étroits entre les personnes, les familles et les communautés, et met l’accent sur les résultats des actions non seulement sur les personnes, mais aussi sur les générations futures.
Compétence culturelle – La compétence culturelle doit façonner notre mode de prestation de services aux populations des Premières nations et guider tous les aspects du système, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des réserves. La compétence culturelle exige des fournisseurs de services d’être conscients de leurs propres perceptions et attitudes concernant les différences culturelles, ainsi que de connaître et d’accepter les réalités culturelles et environnementales de leurs clients. Pour assurer la compétence culturelle des intervenants, il est aussi nécessaire de traduire les connaissances autochtones en réalités actuelles afin que les principes et les connaissances culturelles puissent éclairer et guider l’orientation et la prestation des services de santé et des aides de façon continue.
Intégrité de la culture – Les services offerts, tant dans les milieux autochtones que non autochtones, doivent tenir compte de la diversité culturelle des Premières nations ainsi que des réalités sociales, politiques, linguistiques, économiques et spirituelles des personnes, des familles et des communautés. Cela dépasse les connaissances et la sensibilité culturelles liées à la prestation des services, et demande un processus de réflexion personnelle et une croissance organisationnelle dans le but de comprendre l’influence du contexte culturel, historique et structurel, des inégalités sociales et des relations de pouvoir sur les services et les aides.

Mandat :
Appuyer la mise en œuvre progressive et significative du cadre Honorer nos forces : Cadre renouvelé du programme de lutte contre les toxicomanies chez les Premières nations du Canada et assurer aux Premières nations au cours des prochaines années des services de lutte contre les toxicomanies efficaces, culturellement adaptés et culturellement pertinents. Pour remplir son mandat, le Comité devra :
• maintenir sa connaissance de l’histoire des services de lutte contre la dépendance chez les peuples des Premières nations, notamment leurs forces, défis et processus;
• se familiariser avec tous les aspects du renouvellement, particulièrement le contenu du cadre de renouvellement, afin de représenter efficacement le processus auprès de divers partenaires;
• s’engager dans divers réseaux, comités et organisations qui influent directement sur les programmes de lutte contre la dépendance destinés aux Premières nations, et entretenir des liens forts avec ceux-ci, afin de permettre un échange continu de connaissances;
• soutenir des pratiques prometteuses dans les systèmes d’intervention et de prévention liés à la dépendance chez les Premières nations et d’autres groupes autochtones ou la population en général, dans le but à long terme de prévenir et de réduire les dépendances;
• mettre au point une gamme de plans et d’activités de mise en œuvre;
• s’assurer que le programme renouvelé s’harmonise avec les principes du Plan d’action stratégique concernant la santé mentale (ébauche).

Les membres du Comité directeur se sont engagés à un mandat de deux ans qui se terminera en novembre 2012, avec une possibilité d’extension.

Partenaires
Les partenaires de ce processus sont :
• l’Assemblée des Premières Nations
• la Fondation autochtone nationale de partenariat pour la lutte contre les dépendances;
• la Direction générale de la santé des Premières nations et des Inuits, Santé Canada

Il incombe aux partenaires de représenter leur région et leurs intervenants, et d’entretenir des communications régulières avec les comités régionaux de partenariat, les régions de Santé des Premières nations et des Inuits, le conseil de la FANPLD, le réseau duPNLAADA et du PLASJ, le réseau régional des techniciens de la santé de l’APN, le Comité consultatif sur la santé mentale et d’autres partenaires pertinents.

Membres
Les membres du Comité de direction ont été désignés par les partenaires du renouvellement (Assemblée des Premières nations, Fondation autochtone nationale de partenariat pour la lutte contre les dépendances et Santé Canada). Parmi les membres du Comité de direction, il y a une vaste gamme de représentants de domaines comme la prévention, le traitement, la culture, la jeunesse, les femmes, les politiques, la santé, les soins infirmiers, la santé publique, la recherche et divers emplacements géographiques. L’équipe comprend également un représentant de la Direction générale de la santé des Premières nations et Inuits de Santé Canada, ainsi que des membres du Comité consultatif de lutte contre les toxicomanies chez les Premières nations.

L’équipe comprend trois aînés des Premières nations, sélectionnés par la FANPLD, l’APN et l’aîné du Comité consultatif de lutte contre les toxicomanies chez les Premières nations, afin de superviser toutes les réunions et d’offrir sa sagesse, ses intuitions et son soutien spirituel.

Rôles et responsabilités
Présidents :
Le Comité de direction sera dirigé en partenariat par :
• la Fondation autochtone nationale de partenariat pour la lutte contre les dépendances;
• l’Assemblée des Premières nations.

Il incombe aux présidents d’obtenir le consensus des membres du Comité en ce qui concerne le processus de renouvellement.

Membres :
Les membres fourniront des conseils sur le processus de renouvellement selon leur expérience et leur expertise, et, pour ce faire, doivent faire tous les efforts possibles pour participer aux réunions afin de contribuer au processus et de le défendre. Si un membre d’équipe est incapable de remplir ces responsabilités, il en avisera les présidents et aidera à trouver un remplaçant adéquat. Le remplaçant sera sélectionné par le secrétariat selon la suggestion donnée par le membre quittant son poste et le critère de leadership qui a été utilisé pour établir le Comité directeur du renouvellement.

Opérations :

1. Secrétariat

Le soutien du secrétariat sera fourni (partagé) par la DGSPNI, l’APN et la FANPLD. Les tâches comprendront : la coordination des réunions, la compilation des documents d’information, la rédaction d’ébauches d’ordres du jour et de comptes rendus de réunions, et le suivi des mesures à prendre.

Il incombe aux membres du Comité directeur de fournir au secrétariat, en temps opportun avant la réunion, les documents d’information à l’appui des points particuliers à l’ordre du jour.

2. Réunions

La fréquence des réunions sera déterminée par le Comité de direction. Si possible, les ébauches d’ordres du jour et les documents d’information seront distribués électroniquement aux membres trois (3) semaines avant les réunions. À l’exception des employés du gouvernement du Canada, la FANPLD est responsable des frais de déplacement et d’hébergement des membres pour les réunions du Comité de direction, conformément à l’actuelle Directive sur les voyages du Conseil du Trésor (http://www.tbs-sct.gc.ca/pubs_pol/hrpubs/tbm_113/menu-travel-voyage_f.asp).

Les comptes rendus de réunions seront distribués par la FANPLD, la DGSPNI et l’APN, par l’intermédiaire de leurs réseaux pertinents.

3. Prise de décisions

Le Comité directeur du renouvellement du PNLAADA s’efforcera d’offrir de l’orientation concertée après avoir examiné l’information présentée aux réunions ou par d’autres moyens de communication, et en avoir discuté. En l’absence de consensus, les présidents ou dirigeants s’engagent à trouver une solution qui répond aux intérêts des communautés des Premières nations.

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